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GSPAR / RETOUR AU PACTE ÉCOLE-CAHIER-LIVRE : GASTON DOSSOUHOUI RECENTRE LE DÉBAT SUR L’USAGE DU TÉLÉPHONE EN MILIEU SCOLAIRE

Reçu par Gaston Dossouhoui, Conseiller spécial du Président de la République, le GSPAR entend renforcer son plaidoyer pour une utilisation responsable du téléphone à l’école. Au cœur des échanges : la discipline, l’autodiscipline, la sensibilisation et la responsabilité des parents face aux dérives numériques.

Le combat engagé par le Groupe de réflexion Générations solidaires pour avancer et rassemblés (GSPAR) en faveur du retour au pacte École-Cahier-Livre et d’une meilleure réglementation de l’usage du téléphone en milieu scolaire franchit une nouvelle étape.

En effet, le président du GSPAR, à la tête d’une délégation, a été reçu par le ministre Gaston Dossouhoui, actuellement Conseiller spécial du Président de la République. Cette audience s’inscrit dans le cadre d’une vaste tournée d’échanges entreprise par le groupe auprès de plusieurs personnalités et autorités du pays.

À travers cette démarche, le GSPAR souhaite recueillir les conseils et les contributions de ces acteurs, qui sont également, pour beaucoup, des parents d’élèves et des responsables impliqués dans la gestion des affaires publiques. L’objectif est de mieux orienter ce plaidoyer en faveur d’une éducation qui concilie les exigences de l’apprentissage et les réalités de l’évolution technologique.

Selon des sources proches de la délégation, les conseils formulés au cours de cette rencontre ont permis de recentrer le débat sur les enjeux liés à l’utilisation du téléphone, au-delà de la seule question de son interdiction en milieu scolaire.

LE TÉLÉPHONE N’EST PAS LE PROBLÈME, MAIS L’USAGE QUI EN EST FAIT

L’un des principaux enseignements de cette rencontre réside dans la nécessité de distinguer l’outil technologique de l’usage qui en est fait. Le téléphone, en lui-même, ne constitue pas nécessairement une menace pour l’éducation. Il peut, au contraire, représenter un moyen d’apprentissage, de recherche et de développement.

À l’heure où les technologies numériques occupent une place grandissante dans la société, leur rejet systématique pourrait apparaître en décalage avec les exigences du XXIe siècle. L’enjeu consiste plutôt à apprendre aux nouvelles générations à en faire un usage responsable, utile et adapté à leurs besoins éducatifs.

Cette réflexion ne saurait toutefois se limiter aux seuls apprenants. Elle interpelle également les adultes, dont les comportements numériques peuvent contribuer à la dégradation des relations sociales, à la division et à l’affaiblissement des liens humains.

Ainsi, au-delà de l’école, c’est toute la société qui est appelée à s’interroger sur sa relation au téléphone et sur les responsabilités qui accompagnent son utilisation.

DE LA DISCIPLINE À L’AUTODISCIPLINE : POUR UNE RÉGLEMENTATION ADAPTÉE

Selon les orientations rapportées à l’issue de l’audience, la question du téléphone en milieu scolaire mérite une analyse globale, tenant compte des politiques éducatives et des réalités du terrain.

Cette réflexion devrait notamment intégrer la répartition des centres informatiques dans les établissements scolaires, le développement des classes numériques, les initiatives de télé-enseignement et les possibilités offertes par les outils technologiques pour améliorer les apprentissages.

L’objectif est de permettre aux apprenants de tirer profit des innovations numériques tout en les protégeant contre les usages susceptibles de compromettre leur éducation et leur développement.

Dans cette perspective, la discipline apparaît comme une étape vers l’autodiscipline. Il s’agit d’accompagner progressivement les enfants afin qu’ils apprennent à utiliser le téléphone avec discernement, dans le respect des règles et des objectifs pédagogiques.

La démarche préconisée ne se résume donc pas à une interdiction systématique. Elle privilégie également la sensibilisation, l’encadrement et une réglementation adaptée aux différents contextes d’utilisation.

CYBERCRIMINALITÉ, TRICHERIE ET VIOLENCES FILMÉES : LE GSPAR VEUT CIBLER LES ZONES À RISQUE

À l’issue de cette rencontre, le GSPAR entend également affiner sa stratégie de sensibilisation en s’appuyant sur des données précises concernant les dérives liées à l’utilisation du téléphone en milieu scolaire.

Parmi les préoccupations soulevées figurent la cybercriminalité impliquant des élèves, les pratiques de tricherie facilitées par des échanges sur WhatsApp et la diffusion de vidéos de bagarres sur TikTok.

Le groupe entend ainsi identifier les zones les plus concernées par ces phénomènes afin d’adapter son plaidoyer aux réalités observées sur le terrain. Une démarche qui suppose de documenter les faits et de privilégier des données vérifiables pour mieux cerner l’ampleur des difficultés.

La responsabilité des parents constitue également un axe majeur de cette réflexion. Pour le GSPAR, leur implication est indispensable dans l’encadrement des enfants et la prévention des risques liés à l’utilisation des plateformes numériques.

La vigilance doit notamment être renforcée face aux tentatives d’arnaque et aux pratiques malveillantes susceptibles de viser les plus jeunes. L’accompagnement parental, l’éducation au numérique et le dialogue entre les familles et les établissements scolaires apparaissent dès lors comme des leviers essentiels de prévention.

LE PACTE ÉCOLE-CAHIER-LIVRE, UN PLAIDOYER POUR UNE ÉDUCATION RESPONSABLE À L’ÈRE NUMÉRIQUE

Au terme de cette audience, le GSPAR entend poursuivre son combat en faveur du retour au pacte École-Cahier-Livre, tout en tenant compte des évolutions technologiques et des nouveaux défis de l’éducation.

La démarche défendue par le groupe ne vise pas à opposer l’école traditionnelle aux outils numériques, mais à rechercher un équilibre entre les supports fondamentaux de l’apprentissage, l’innovation technologique et l’encadrement des apprenants.

Le défi est de faire en sorte que le téléphone demeure un outil au service du savoir, plutôt qu’un facteur de distraction, de dépendance ou de dérives en milieu scolaire.

À travers cette initiative, le GSPAR réaffirme ainsi l’importance de la responsabilité collective dans l’éducation des enfants. Car, au-delà des règles à instaurer, la réussite de ce combat dépendra aussi de la capacité des parents, des enseignants, des pouvoirs publics et des apprenants eux-mêmes à construire une culture du numérique fondée sur la discipline, le discernement et le sens des responsabilités.

Oscar S. MEDO-ADOKON

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